dépersonnalisation et déréalisation

Discussion

promo1998: Voila ca fait logntemps que je songe a ecrire pour porter mon experience avec la dp/dr mais je pensais toujours que je n'etais pas encore guéri mais maintenant je sens enfin que je suis sorti de cet etat infernal!!
Petit racontage de ma vie
plutot garcon bon vivant j'etais bien dans ma tete et dans mon corps personne plutot joyeuse meme ci j'ai du passé par de mauvais moments mais toujours je passais le cap mais voila, ca fait a peu pres 4 mois j'ai fumé du cannabis ct la 5eme fois et ct la plus pire experience que j'ai eu avec cette drogue j'ai fais un bad trip qui a duré toute une soirée et j'ai du l'affronter tout seul sans l'aide de mes amis qui n'etait pas avec moi... bon on va pas s'attarder sur le bad on sent qu'on va mourir que restera keblo toute notre viee!!! ct tres intense comme sensation mais le landemain du bad je me suis sentis un peu mal surtout psychiquement et la tete qui tourne... j'ai consulté internet pour voir ce que ct si c"etait on relation avec lel bad et la je tombe sur des temoignange qui m'ont fait ressentir ce que j'ai vecu en bad et je me suis senti encore plus mal que le bad d'hier . et c a ce moment la que la dp/dr commence avec tout le tralala . jvais pas parlé sur les symptomes puisque c sur que vous les savez se sentire dans un reve avoir l'impression qu'on a chhangé et qu'on devenait fou... moi ct surtout la peur d'etre devenu schizo ou fou pck j'ai lu un tas de truc sur la schizophrenie et les maladies qui sont causé par la conso de drogue etc.. mais le plus important dans tout ca de ne pas perdre espoir et de ne jamais oublie la guerison moi c ce qui m'a laissé guerir plus rapidement ce que j'ai fait au cours de c 4 moi: du sport footing foot etc meditation qui m'a permis de me reconcilier avec moi meme, ne plus penser a la dp/dr ce qui implique ne plus chercher sur le net pck ca change en rien ce que vous vivez chaque personne a une experience subjective avec la dp/dr donc n'essayez pas de vous identifiez aux autres essayer d'adopter les solutions qu'ils utilisent comme cité plus haut . je viens ecrire ici pour enterrer cette periode qui m'a passé par de moment de doute de peur de questionnement sur moi sur ce que je voulais etre sur bcp de chose mais en fin de compte on s'en sort plus fort mentalement et plus heureux pck cet etat n'est que le debut d'une belle vie. sur ceux je vous souhaites bon courage TENEZ BON N'OUBLIEZ JAMAIS QUE VOUS ALLEZ GUUERIR QUELQUE SOIT VOTRE ETAT ;)




XOXO prm

Manu dib: Bonjour à tous, j'aimerais avoir votre avis sur certains symptômes que j'ai eu il y a quelques mois.suite à une longue période d'angoisse très importante, J'ai commencé à me poser beaucoup de questions sur moi-même, pourquoi j'existé pourquoi j'étais dans mon corps ? Pourquoi j'étais moi-même. Je me demander pourquoi le monde était fait comme ça. Le fait de ne pas comprendre ce que je faisais dans mon corps, me donner des angoisses terrible.. j'ai pensé à de la déréalisation. s'il y'a des gens concernés ce serait sympa de m'éclairer. c'est sûr qu'avec un simple témoignage comme celui-ci difficile de faire un diagnostique. mais ça me rassurerait ! Effrayante sensation

Dilan: Vraiment dommage que ça ne bouge pas plus que ça sur ce forum ! .....

Jeremy: Coucou

Kar: C bon je t'ai ajouté

Dilan: Je viens de copier / coller le lien, il est bien valide :)

Kar: Le lien Facebook ne fonctionne pas

Dilan: N'hésitez pas à rejoindre le groupe fb https://www.facebook.com/groups/1446833838675979/

Amaz: Bonjour ?

vito69: N'hésite pas à envoyer en message privé:) et bienvenue

supra: Bonjour tout le monde, c'est la première fois que je parle de ma dr/dp, j'ai eu du mal a l'accepter, (j'en ai toujours d'ailleurs) j'aimerai en parler a des gens qui vivent ou qui ont vécu le même délire, je pense que ca pourrait être bénéfique !

vito69: Salut Jojo a tu guerri depuis?

Miliana: Je suis angoissée toute la journée mais + le matin et le soir

Jojo: Êtes vous constamment angoissé dans cet état?

Miliana: J'y ai jamais vraiment fait attention mais ce serait plus bcp que jamais

Jojo: D'accord, et est ce que tu cligne des yeux bcp bcp ou sinon jamais pratiquement ?

Miliana: J'ai lu qu'avec le temps qui passe pour certains la guérison est progressive. Pour moi ça vient par phase: je me sens mieux une semaine puis ça revient un mois etc

Jojo: Est ce que dans cet état vous vous dite que vous avez envie de vous "reveiller" ?

Dilan: C'est à dire ?

Miliana: Boujour tout le monde! Il y a une question que je me pose: Comment se matérialise la fin d'une DP/DR ?

Dilan: Si vous avez besoin de parler, des questions... depersoderea@gmail.com

Kout: Bonsoir, j'ai 17 ans et souffre de ce syndrome depuis 6 ans. Je souhaiterais discuter avec des personnes ayant vécu la même chose que moi. Vous pouvez m'envoyer un sms au 07 81 59 65 39

Dilan: J'ai crée un blog ou je parlerais de la dp / dr principalement mais aussi des choses telles que l'angoisse et autres http://mentalement.unblog.fr
Une adresse mail est mise à disposition si vous voulez discuter...

Kar: Bonjour,
J'ai 32 ans et J'habite Paris cela fait bientôt 2 ans que je suis en dp/dr,j'ai appris a gérer plus ou moins.je voudrais communiquer avec des personnes qui ont le même problème et qui désirent avancer,trouver des solutions partager des idées intéressantes pour s'en sortir. je laisse mon numéro de téléphone a qui veut bien discuter en toute sympathie.0752112188

Tifs en pétards: Bonsoir, il y a quelqu'un ?


Rafraichir

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Bonjour,

C'est Momo l'administrateur de ce site :) je viens de lire un témoignage très intéressant sur internet concernant une personne dépersonnalisée/déréalisée et qui est complétement guérie.

Je me suis permis de faire un copier/coller et de vous le mettre ici afin que vous puissiez le lire.

Bonne lecture.

Momo

Bonjour à tous ceux qui prendront le temps de lire ces lignes, vous qui j’imagine, n’êtes pas la sans raison. J’espère du plus profond de mon être que mon témoignage, un témoignage de guérison, pourra vous venir en aide.

Je me présente, je m’appelle Raph, j’ai actuellement 22 ans. J’ai été atteint de dépersonnalisation et de déréalisation pendant 2 ans, sans interruption. Quelle période difficile et douloureuse ! Quel putain d’enfer même !!!!
Je vais vous expliquer comment j’ai été frappé par ces troubles, pourquoi, et le plus important, de quelle manière j’en suis sorti.

Petit racontage de vie, pour commencer, qui raconte pourquoi la dépersonnalisation est survenue

J’ai eu tout au long de ma vie des périodes assez « houleuses » dans un climat familiale plutôt difficile. Lors de l’année de mes 17 ans, ma mère est tombée sévèrement malade, est partie à l’hôpital pour de longs mois, et en même temps mes parents se sont séparés. Je ne parlais plus à mon père, qui faisait sa petite vie de son côté. J’étais donc seul dans une grande maison assez vide, et j’ai du commencer à me débrouiller par choix ;Par fierté, je ne voulais pas partir habiter avec d’autres personnes de ma famille, je ne voulais pas abandonner cette maison qui était aussi mienne, cette chambre, mon seul havre de paix, mes repères ( il y en avait déjà bien assez qui partaient en fumée !!) quitte à traverser pas mal de galère.
J’ai été pas mal livré à moi-même, j’ai commencé à moins aller au lycée, et j’ai découvert les free party ( les teuf pour les intimes hihi, ou les rave party comme dis jean pierre pernaud !!).
J’ai découvert les drogues en parallèle, qu’il ne faut pas mettre de pair avec ces soirées, mais on ne va pas se mentir, il y en a beaucoup qui tourne la bas, au même titre qu’il y a beaucoup de personnes fachées avec le système et ses dogmes, chez qui ça crée un certain mal être et qui s’évadent comme ils le peuvent, même si ce n’est pas toujours de la même manière.
J’ai tout de suite accroché avec les drogues de toute sorte, ce bonheur éphémère et illusoire, à portée de main pour une poignée d’euro. Se sentir bien sur commande, d’ailleurs c’est ca le vrai piège de la drogue. A cette époque d’ailleurs, j’avais vécu tellement de moments difficiles sur un cours laps de temps, qu’avec du recul je me rends compte que j’étais atteint d’une sorte de neurasthénie. J’étais incapable de savoir si j’allais bien ou mal. J’allais, c’est tout.
Alors vous pensez bien que les drogues étaient les bienvenues… Je faisais tellement erreur ! mais on s’en rend toujours compte trop tard ! C’est aussi comme ça qu’on apprend… Cela dis je n’encourage d’aucune façon à prendre une quelconque substance, que les choses soient bien clair, c’est de la merde inutile et illusoire !!!

Un week end fut le week end de trop. Trop peu dormi, pas mangé, mélange de 4 ou 5 drogues différentes … Un cocktail trop explosif pour un esprit bien trop jeune et en détresse, un corp fébril et pas encore tout à fait dévellopé. J’ai par-dessus ça mangé un autre carton ( une dose de LSD en plus) qui était beaucoup, beaucoup trop forte. C’est quelque chose qu’on peux jamais deviner à l’avance, c’est un peu une surprise ; et vous pensez bien que tous les vendeurs de tapis prétendent avoir la meilleur qualité qui puisse se faire. Ben la, cette fois, c’était on ne peux plus vrai. Sauf que dans mon état, ca a laché. J’ai vécu un voyage psychédélique qui a duré une quinzaine, voir une vingtaine d’heure, je saurai pas dire. C’était beaucoup trop intense, tous mes repères matériaux et spatio temporels ont volés en éclat. J’étais par moment dans la fôret, par moment sur un nuage de couleurs, peu de temp après au milieu d’un océan d’ombres, et parfois tout simplement nulle part.

Je vais pas épiloguer cent ans, mais c’était bien trop intense, mon esprit à laché, ma confiance s’est envolées, en bad trip je me suis retrouvé ! Le bon gros bad trip ou l’angoisse prend le dessus, « je vais rester bloqué, je vais rester bloqué » , on perd les pédales, on dérape, on panique…
Sauf que j’en ai pas parlé à qui que ce soit, j’ai gardé ça pour moi, j’étais déjà le minot de la soirée, bien que, par la force des choses, beaucoup trop mature pour mon âge ;moyennement à ma place, je voulais pas en rajouter une couche et faire chier qui que ce soit.
Puis y’a eu un moment fatidique, je suis presque certain que c’est à ce moment la que ma conscience est partie en vrille. J’ai eu certaines hallus beaucoup trop angoissantes, j’ai été poussé dans mes derniers retranchements, j’ai fermé les yeux, plaqué les mains sur mes oreilles…. Et la, plus rien. Gros moment d’absence . J’ai eu la même sensation que lorsqu’on plonge dans l’eau, ce plongeon dans le noir, le son environnant qui disparait brutalement, cette impression de légèreté et d’absence de gravité…. Je dirais que ca a duré quelques secondes, 10 tout au plus je dirais.
Et je suis revenu à moi. Sur le coup, aucun changement notoire comparé à ces dernières heures, j’étais bien trop défoncé. A Partir de la je suis resté a l’intérieur ou autour du camion de mon pote, j’ai attendu que ca passe, tout doux, en m’efforçant de garder le contrôle tant bien que mal. Les effets se sont dissipés petit à petit.
11h du mat, plus aucune hallu, mais une sensation étrange en moi. Les formes et ma réalité avaient arrêtés de se transformer, mais j’avais encore l’impression que les choses étaient différentes. Je regardais autour de moi, les gens, les paysages, j’essayais de savoir ce qui clochait. Impossible de savoir ou de mettre des mots dessus. « Bon, pas de panique, le plus dur est passé, tu rentres, tu dors, ça ira mieux demain » me dis-je.

Prémices de la dépersonnalisation, premier aperçu

Le lendemain, je me suis levé tant bien que mal, un peu beaucoup dans le coltard, mais bon, c’est l’jeu, faut assumer.
Premier détail frappant en me levant : j’avais l’impression que entre mes yeux et la réalité, y’avait une caméra. Comme si ma vision était une caméra, et que y’avait une sorte de filtre entre la réalité et moi. Très étrange.

Je me dirige vers la salle de bain, j’me regarde dans la glace ; Trop bizarre, j’avais l’impression de pas me reconnaitre. Je savais bien que c’était moi, je reconnaissais les traits physiques de mon visage, qui m’appartenais, mais j’avais l’impression de regarder un inconnu. J’aurais presque pu me demander qui j’étais, que ca m’aurais a peine choqué.
J’ai mis ça sur le compte de la drogue, sans trop paniqué, je me suis dis qu’avec ce que j’avais pris dans la gueule, c’était normal.
Puis les jours ont passés, et rien ne s’est arrangé, au contraire. J’ai été pris dans une spirale d’angoisse. Je me suis mis à tout analyser ; toutes mes perceptions, et j’ai bien été obligé de me rendre compte que plus rien n’était pareil.
Je vais vous faire quelques descriptions de ces sensations ( bien que ce soit lointain, c’est à jamais gravé dans ma tête, c’est des choses qu’on oublie pas .) que je ressentais, dans l’espoir que j’arrive à mettre des mots sur ce que vous ressentez, dans l’espoir que vous vous sentiez compris, que vous vous sentiez moins seul, et dans l’espoir que cela puisse aussi aider votre entourage à comprendre ce que vous vivez, ce sur quoi vous n’arrivez pas à mettre des mots.

J’ai donc commencé à me rendre compte que mes impressions bizarres ne se limitaient pas à mon simple visage, mais à tout ce qui m’entourais, de ma famille à mes amis, en passant par ma maison, ma ville, mon lycée, ma personnalité, mon corps.

Premièrement, l’impression d’être scindé en deux, d’être constitué de deux entités. En bas, le corps, mes membres ; en haut le « moi », ma conscience. Comme si dans ma tête était logée ma conscience, est quelle était détachée du reste de mon corps. Et ca va encore plus loin que ca, quand je touchais mon visage, j’avais aussi l’impression de toucher quelqu’un d’autre ; et que je me touchais pas moi, que je ne touchais pas ce que j’identifiais être ma conscience, mon moi intérieur, ce qui pense et qui me permet de dire « je ».
Je sentais bien mon visage sous mes doigts, il était bien la, palpable, mais quand je le touchais ( et c’était valable pour toute les parties de mon corps sans exceptions) j’avais l’impression que c’était pas moi. Putain que c’était flippant ! Quand j’étais avec un ami, par exemple, j’avais l’impression qu’on était 3. Y’avait mon pote, moi, et mon corps, dans lequel je me sentais « imbriqué ».
Ca allait plus loin que ça, j’avais l’impression de plus reconnaitre personne. Une inquiétante étrangeté, comme disait notre ami Freud. Tout semblaait étrangé, j’avais perdu toutes mes impressions de familiarité avec qui que ce soit ; ma famille, mes amis, mes profs…
Quand je regardais un ami, comme pour mon visage ; je le reconnaissais physiquement, mais je ressentais plus cette familiarité, qui me rappelais combien j’avais passé de bons moments avec lui, qui me rappellait nos nombreuses années partagées et ce qu’on avait vécu ensemble. Plus rien. La même sensation que quand je croisais un étranger. Pareil pour les lieux. Cette maison je la reconnaissais avec mes yeux, mais pas avec mon cœur. L’impression d’être dans la maison d’un inconnu qui se serait déguisée avec les mêmes meubles et les mêmes tapisseries que chez moi.

Quand j’ai commencé à prendre conscience réellement de tous ces troubles, ca m’a bien pris 2 ou 3 jours , à passer chacune des secondes de cette putain de journées à analyser le moindre détail environnant , à scruter si rien n’avait changé, si tout était toujours pareil. Ca me bouffait énormément d’énergie. J’étais plus vraiment la, trop dans la lune, trop absorbé dans ma tête ; j’avais qu’un pied dans la réalité. D’ailleurs en parlant de réalité, de faisais aussi de la déréalisation ; ca c’était moins constant, ca me prenait quelques minutes, quelques heures, parfois c’était moins fort, j’avais l’impression d’être dans un rêve.
Ajoutons cette sensation onirique ; à cette fameuse vision caméra que l’on connais bien ; on obtiens un cocktail très bizarre.
Très sincèrement, j’ai commencé à partir en couille. Je parlais de ça à personne, mes amis d’enfance, (qui ne partageaient pas du tout mon opinion sur la free party, soit dit en passant) l’auraient pris à la rigolade et m’auraient traités de drogué. Mes parents, ben comme expliqué plus haut, c’était pas possible. Le reste de la famille, pas envie. Et avouer à sa famille qu’on prend toute les drogues qui passent, c’est un peu délicat, pour pas dire impensable, vous pensez bien.
Donc à garder tout ça pour moi, c’est devenu tellement angoissant, y’a pas de mot, jétais persuadé que j’étais fou et que je devenais schizophrene. Ca tournait en boucle dans ma tête. J’étais enfermé dans une prison, enfermé dans ma propre tête, pris au piège par moi-même, enfermé de l’intérieur.
J’ai commencé à faire des crises d’angoisses, sans savoir que c’en était, durant lesquelles ces inquiétantes impressions étaient amplifiées. Les sens me semblaient lointains, les couleurs différentes. Mais ce n’était que des impressions, comme si je savais qu’il n’y avait qu’un pas entre mon ancien état et l’état actuel, mais que je n’arrivais pas à le franchir.
Toutes sortes de pensées archaïques ont commencées à m’envahir en permanence dans mon quotidien, je n’avais plus que ca en tête :
« T’es schizophrène ??? tu deviens schizo !!! Putain c’est quoi ce bruit que je viens d’entendre ? il est réel ou c’est dans ma tête ? Putain si ca se trouve, la je suis dans un Hopital psychiatrique, avec une camisole, tout ce que je vis la c’est dans ma tête ?? pourquoi tout est comme ça ?? Putain faut que je sache !! » Comme je vous l’ai dis, j’analysais tout, pour essayer de savoir si j’étais vraiment dans un faux rêve généré par mon sub conscient. J’essayais de prendre mon propre sub conscient au piège, de trouver des preuves que tout cela n’étais pas réel.
J’ai commencé à avoir très peur de moi-même, à me méfier de moi-même. Je me sentais perdu, je vivais un putain d’enfer permanent. Rien qu’a l’idée de savoir que j’allais être seul, a un moment de la journée ou un autre, ca me rendais malade. Le pire c’était au moment de me coucher. J’étais incapable de fermer les yeux avec le silence, j’avais peur de ce qu’il allait se passer dans ma tête. Je croyais vraiment que je devenais schizo. Peut être allais je entendre des voix ? voir des choses qui n’existent pas, et être mis en face des choses ; je devenais « fou », j’étais perdu ?
Quel enfer. J’aimais être entouré de gens, c’était rassurant de voir qu’ils ne se rendaient compte de rien. Ca me donnais la sensation d’être normal. Ils se rendaient simplement compte que parfois j’avais l’air distrait. Ben tu m’étonnes, avec un bordel pareil dans l’esprit, ce brouhaha perpétuel, c’était difficile d’être parmi eux et réactif. Ce qui me rassurait aussi, c’était que j’avais des moments de répis ; 10, 15 ; 30 secondes, 1 minute pendant laquelle j’oubliais tout ça, une minute pendant laquelle j’étais distrait, absorbé, concentré par ce que je disais. Mais j’arrivais pas à etre distrait par les paroles de quelqu’un d’autre ; quand je regardais quelqu’un qui me parlait, je me rendais bien compte, a cause de cette putain de vision caméra, que j’avais l’impression d’etre derrière un écran à regarder un film, et y’avait rien pour faire taire ce brouhaha et ces angoisses dans ma tête.

Tout ce petit manège a duré une 15ene de jours, j’ai finis par péter les plombs, j’ai tout avouer à ma grand-mère maternelle et sa 2eme fille, donc ma tante. Vous imaginez la détonation…
Bref, ca m’a fait du bien, je me sentais moins seul, j’avais un moins gros poids. « Au moins, si je suis fou, on essayera de me soigner » me disais-je, et je serais plus obligé de faire semblant de pas l’être.

J’ai donc été envoyé vers un psychiatre. Il m’a pas dis grand-chose. Par contre il m’a prescrit des anxiolitiques, des neuroleptiques, et des antidepresseur. J’ai pas cherché à comprendre, je les ai pris. Vous imaginez dans quel état ca m’a mis. Impossible de me lever le matin, impossible de me concentrer. Et même impossible de réfléchir . je sentais les effets de ce putain de neuroleptique, qui me mettait une barrière sur l’esprit, qui empechait l’effet boule de neige pour mes angoisses, mais aussi pour la moindre de mes pensées anodines. Tant pis, si c’était le prix à payer pour être mieux…
Sauf que je me suis pas senti mieux. La seule différence « positive », c’est que je faisais moins de crise d’angoisse et que je m’endormais plus rapidement le soir. Par contre, niveau syptomes, rien n’a changé. J4ai vu un 2eme, un 3eme psy, y’en a aucun qui a su m’expliquer le pourquoi du comment . Ils essayaient juste de m’expliquer grosso modo que, dans mon discours, j’avais l’air saint d’esprit, et que je n’étais pas schizophrène ni quoi que ce soit d’autre. Faut dire aussi qu’a l’époque, j’arrivais pas aussi bien à mettre des mots sur ce que je ressentais.

Et un jour, j’ai une idée qui m’est venu en tête. Un terme pour définir assez bien ce trouble que je ressentais. Ce terme était … « Dissociation corps et esprit » . J’ai tapé ça sur Google, et la j’ai découvert la dépersonnalisation. Putain quelle libération mes amis !!!!!!!
L I B E R A T I O N !!!
Je savais ce que j’avais ! je n’étais pas seul, des tonnes de gens en parlaient ! Je n’étais pas « fou » !!!! il y avait un espoir de guérison ! Je ne saurai pas établir une chronologie, mais je dirais que j’ai découvert ça environ 6 mois après le début de ces troubles.
Ca m’a permis de me rassurer quant à la véracité de mon quotidien et de ma réalité. J’étais bien dans la réalité, même si elle était bizarre. Mes perceptions étaient différentes, mais je n’étais pas enfermé dans un HP en plein rêve ou délire onirire, j’en étais maintenant persuadé. Ca a été un gros poids en moins. Par contre les autres angoisses étaient encore la, celles que vous connaissez tous.
Rien n’a changé pendant ces 6 mois, ni pendant ceux qui ont suivis, mais je prenais toujours mes médicaments, j’avais trop peur de les arrêter et des conséquences que ca aurait pu avoir sur ma santé. C’était ma sécurité, ma soupape, rien que de savoir que je prendrais mes petites pilules le savoir après manger, ça m’apaisait. J’avais confiance en ces personnes qui avaient fait des années d’études pour pouvoir décortiquer les esprits, les guérir et les rassurer. Ces personnes que je mettais sur un piédestal. Ils m’avaient donné des médicaments, je les mangerai donc, il devait bien avoir une raison.
Par contre je ne sortais presque plus. J’avais arrêté d’aller en cours, de toute façon j’arrivais pas à me concentrer, et trop angoissé. D’ailleurs c’était une horreur pour me lever le matin avec tous ces médocs. Une épreuve d’ouvrir les yeux, et sortir du lit, j’en parle même pas.


Prise de conscience et coup de pied au cul


Puis j’ai commencé, petit, à réfléchir sur ma condition. Je voyais mes amis qui vivaient leur vie d’adolescents, qui sortaient, voyaient des filles, riaient, chantaient, aimaient la vie. Pourquoi pas moi ? Moi qui, il y a encore quelques mois, était tellement sociable, n’avais aucun mal avec les filles, aimait la vie ? Qu’est ce que je faisais la ? Rester dans le noir toute la journée, coupé de tout et tout le monde !!( Je précise qu’entre temps la situation avec mes parents s’était plutôt délié, en tout cas ma mère est sortie de l’hopital, j’ai déménagé dans un autre appartement, elle n’y était que très peu, mais mes besoins primaires étaient assouvis ; manger, avoir un toit bien à mois ou j’étais en sécurité, sans présence paternelle hostile ou grande solitude)
Putain mais qu’est ce que je fais ? Je suis un vrai légume, je fais plus rien, j’ai peur de la vie, je passe à coté de tout …. Et ces putains de médocs qui me pourrissent la vie, ca fait des mois et des mois que je les prends, ils ont rien changé, j’suis juste moins angoissé, et encore, parce que je sors a peine de ma chambre
J’ai donc arrêté de les prendre. J’ai constaté aucune différence avec la période ou je les prenais. Ni amélioration, ni détérioration. Donc, gros coups de pieds au cul. Ce fut une étape cruciale : L’envie de vivre. L’acceptation.

Ces deux mots sont cruciaux. L’envie de vivre, c’est ce qui m’a donné l’envie d’être heureux, coute que coute. Dans un second temp, l’acceptation. Avec du recul, comment guérir un problème, si on ne l’accepte pas ?
Je n’étais à l’époque pas vraiment dans cette optique, je ne voulais pas guérir, j’avais abandonné cette idée, plus d’espoir. J’en étais au point ou je m’étais habitué. Je faisais moins attention à toutes ces sensations. Elles étaient la, point barre. Et puis de toute façon je me souvenais même plus comment c’était avant, l’un dans l’autre, tant mieux, j’avais abandonné la nostalgie, une amie plutôt vicieuse et double.
Alors j’ai recommencé à sortir. A voir mes potes, à aller au lycée… Et j’me suis retrouvé une copine. Je me sentais bien avec qu’elle, bien que ce ne fut qu’une amourette de lycée, j’étais bien avec elle, je profitais, et en sa présence, j’oubliais presque toutes mes angoisses. Qu’est ce que je me sentais mieux ! la dépersonnalisation était encore la, la déréalisation un peu moins. Mais qu’importe. J’étais résolu, j’étais différent, mais ca m’empechait pas de vivre.

La guérison !!!

J’ai commencé à faire pas mal de sport, à pas mal courir. Ca me faisait du bien, je me vidais la tête, je pensais à rien. Le soir, je m’endormais serein, vidé et empli d’une bonne fatigue, avec une bonne sensation de bien être.
Le sport m’aura été très bénéfique.
Puis j’ai découvert quelque chose d’autre. La spiritualité. Alors attention, c’est un mot qui peux faire peur, je tiens à préciser que je ne suis adepte d’aucune religion quelle qu’elle soit, que ce soit de près ou de loin, et en aucun cas je ne fais la moindre forme de prosélytisme. Je vous donne ce qui moi, m’a aidé, pourquoi et comment, et vous le prenez, ou pas, libre à vous.
J’ai donc découvert cette « pratique », et bien au dela, ce mode de vie, cet art de vivre, suite à une suite de « coincidences » qui d’ailleurs n’en sont pas ( tu le sais ;) ) … la recherche du bien être et du bonheur , via la decouverte de soi même, de la connaissance de soit…

Cette forme de pensée ( si on peux dire ca) est très communément affiliée au bouddhisme, bien que cela dépasse tout mot, et que ces derniers ne soient pas les seuls à se lancer sur ce chemin.
Donc, de fil en aiguille, j’en suis arrivé à la relaxation, à la recherche du calme intérieur, à la pratique de la méditation.
Je ne rentrerai pas dans les détails sur ces sujets dans ce post. Si vous voulez en savoir plus et que cela vous intéresse, c’est avec joie que je vous répondrai en message privé, ou même en vrai, si vous n’êtes pas loin de montpellier, la ville ou j’habite.
Sachez simplement que c’est cette pratique qui m’a amené sur la voie de la guérison.
Pourquoi ? Parce que cette pratique m’a permis de faire taire peu à peu ces angoisses incessantes et récurrentes, et m’a permis de me détourner de la spirale psychologique dans laquelle je m’étais enfermé. Et de ce fait, m’a aidé à reprendre du plaisir au quotidien, à reprendre gout à la vie, à apprécié les moindres petites choses, puisque j’étais beaucoup moins embrumé par des angoisses qui prenaient tant de place dans mon esprit, et m’empechaient de me focaliser sur autre chose.

De ce que j’en ai compris, c’est que la dépersonnalisation est un mécanisme de défense. Un mécanisme déclenché par le cerveau, ou par l’âme, peu importes quelles sont vos croyances ou les mots que vous utilisez, nous arriverons à nous comprendre et parlons de la même chose.
Un mécanisme qui provoque une mise en retrait, par peur du monde extérieur, parce que l’ont a fuis quelque chose, une épreuve, et qu’on a « plus envie d’etre la », plus envie de vivre, consciemment, ou inconsciemment.
Le VRAI Remède ? L’AMOUR !!!
L’amour de la vie ! être heureux de vivre, et heureux de se lever, être heureux de manger, de voir ses amis, etre heureux d’être la ou on est ! arrêter de fuir ce que l’on a fuis à l’époque de l’apparition de ces troubles … Puisqu’il n’y a plus de raison de le faire. D’ailleurs il n’y en a jamais eu, nous nous sommes simplement trompés.
La méditation, je le répète, vous aidera donc à faire taire ces parasites mentaux qui vous détournent de la joie, de la sérénité, et de l’amour de vivre, d’être, tout simplement.
Elle vous aidera aussi à reprendre pleinement conscience de votre corps, ce qui est une étape très importante, ré apprendre à le sentir, vous le réapproprier, le réintégrer en vous progressivement en le sentant. Pas besoin de « méditer » au sens large pour ça d’ailleurs, la méditation n’est pas qu’un mot abstrait qui fait peur, c’est un état de pleine conscience que l’on peux atteindre à tout moment de la journée. En mangeant, prenez le temps de ressentir les aliments dans votre bouche, oubliez toutes les pensées et angoisses crées par la dépersonnalisation, concentrez vous simplement sur ce que vous faites, le gout, la texture des aliments, peu importe que vous ressentiez quoi que ce soit d’étrange ou d’anormal. Ressentez.
Quand vous allez courir ( ou autre ! ) ressentez les mouvements de votre corp, ne pensez à rien d’autre, ressentez votre respiration, l’air qui entre et sort de VOTRE poitrine ( qui est votre corps !), vos jambes, le bitume sous vos pieds ….
Faites l’amour et appréciez cela ! je n’entrerai pas dans les détails ;)
Appréciez votre ami(e), votre amant(e), qui vous sera d’un grand secours, appréciez cette tendresse que vous recevrez, et appréciez en donner ! Si vous êtes célibataire ; c’est pas grave, faites des câlins et gestes de tendresse à vos amis, votre famille, vos animaux, c’est exactement pareil, l’amour et la tendresse ne sont pas réservés aux concubins.


Conclusion

SURTOUT,SURTOUT, gardez à l’esprit que vous allez guérir. N’essayez pas de vous convaincre. Soyez convaincu. Vous allez guérir. J’en suis la preuve vivante J Et je ne suis pas le seul. Pour mois ca a pris à peu près 2 ans, alors que ca aurait pu mettre 2 mois. Mais bon, il aura fallu ce qu’il a fallu, nous avons tous des chemins différents.
Je ne sais pas si ma « guérison » s’est faite d’un coup, un jour comme ça, ou si cela s’est étalé sur quelques jours. Je sais juste qu’un matin, en me levant, je me suis dis : « tiens, c’est bizarre ma vision, mes sensations » ( je me suis touché un peu de partout, pour voir comment je ressentais mon corps ) « tiens mais …. La dépersonnalisation est encore la ou pas ? » J’étais incapable de le dire. Et c’est ça qui m’a mis la puce à l’oreille : Si jamais j’étais pas tout à fait guéris, en tout cas, c’était sur la bonne voie. Parce que ce qui est sur, c’est que quand on est atteint de dépersonnalisation, ca pas de doute, on en est sur.

Alors voila, On reste cool, on reste calme, y’a rien de grave, c’est juste perturbant et dérangeant, mais il faut s’y faire. Je sais que c'est difficile, moi je m'y suis résolu que quand j'ai lâché l'idée de guérir..Accepter, s’habituer, et travailler sur soit en parallèle, mais en douceur, en reprenant contact avec son corps, ses pensées, sa joie, avec l’amour !!!
Laissez tomber les médocs! Ces merdes vont s'accumuler dans votre corps sans avoir rien changé... Alors si vous avez vraiment besoin d'une béquille au début, prenez un léger anxiolytique, mais attention à la forte dépendance psychologique, et ça va vite..... Neuroleptiques et antidépresseurs, passez votre chemin, ca vous fera bien plus de mal que de bien et ne changera rien à ces troubles. Les médocs ne font en aucun cas adaptés pour ça et inutiles.

J’ai conscience que le pavé que j’ai écris est énorme, probablement bourré de fautes, je vais en corriger un maximum, pardonnez moi pour celles qui restent, et les tournures pourries. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas, j’y répondrai avec plaisir. J’espère que ce n’est pas trop flou non plus.
J’espère de tout cœur avoir pu venir en aide à qui que ce soit et je me tiens à votre disposition dans la limite du possible ; je suis pas trop accroc aux pc, si je répond pas dans la journée vous inquiétez pas, mais surveillez de temps en temps, ca sera fait ;)
La bise les amis !
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Message édité par RaFouFe34

Momo Le: 16/07/15
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